DR. RICTUS

Genre : mon médecin est malade

Fiche technique

Revue : Frederick Durand

Tel un docteur Orlof moderne, le fils du Dr. Kendell, psychopathe fasciné par la médecine, avait, pendant son enfance, aidé son père à accomplir un projet particulier : trouver le coeur idéal (au sens propre du terme) pour sa mère souffrante. Nombre de femmes moururent ainsi, dépossédées de leur coeur ! Le bon docteur fut assassiné, son fils interné. Mais, devenu adulte, il s'échappa de l'asile psychiatrique où on le gardait et revint à Moorehigh, petite ville américaine où le drame avait eu lieu, pour se venger.

Classique, non ? Le scénario utilise les éléments de beaucoup d'autres films : Blood Feast (Un adorateur d'une divinité égyptienne prélevant des parties de corps humains --- compte-rendu à venir très bientôt dans ce groupe de discussion), The abominable Dr. Phibes (chef-d'oeuvre du fantastique psychédélique mettant en vedette un Vincent Price vengeur et halluciné), Re-Animator, etc.

Le réalisateur et scénariste Manny Coto a utilisé ces éléments dans un but humoristique. Les punch-lines foisonnent. A chaque meurtre, le Dr. Giggles (surnommé ainsi à cause de son rictus malsain) lance un jeu de mot, une plaisanterie digne de l’agenda Vermod.

A la longue, il en devient lassant. L'humour du psychopathe, plutôt lourd, amusera peut-être les adeptes des répliques de Freddy Krueger, mais finira par embêter le reste de l'auditoire.

Le scénario devient prétexte à aligner divers meurtres opérés à l'aide d'instruments chirurgicaux (mais le gore, lui, où est-il ? En salle d’opérations. Manny Coto répète, s'enlise.

On aurait envie d'imiter Larry Drake (quand même plutôt sympathique dans le rôle du Dr. Giggles) et de demander : Y-a-t-il un médecin dans la salle ?

Dans le style « vengeance insolite », lisez donc plutôt l’excellent roman NUEES ARDENTES de notre ami Michel Pagel.

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